Gare Central, Bruxelles

De nouvelles données montrent que la pollution atmosphérique à Bruxelles s’aggrave

Les nouvelles données publiées par le gouvernement belge montrent que, pour la deuxième année consécutive, la pollution atmosphérique s’est aggravée à Bruxelles.

Les statistiques, que tous les pays de l’UE doivent soumettre chaque année à la Commission européenne, révèlent que la qualité de l’air dans la ville ne s’est pas améliorée de manière significative depuis 2011, signe d’un manque total d’ambition et d’action efficace du gouvernement bruxellois en matière de protection de la santé.

Ugo Taddei, juriste à ClientEarth, a déclaré: « Depuis deux ans, la pollution atmosphérique augmente. Le gouvernement bruxellois refuse clairement de reconnaître que les mesures qu’il prend actuellement sont à la fois inefficaces et insuffisantes pour résoudre ce problème. »

Les données montrent que Bruxelles a encore une fois dépassé la limite légale pour le dioxyde d’azote (40 µg/m3), avec des niveaux de pollution annuels pour 2017 (49 µg/ m3) encore plus élevés que ceux enregistrés en 2016 (48 µg/m3). 2015 (45 µg/m3).

Des données de surveillance recueillies par ClientEarth en juin dernier suggèrent que les niveaux de pollution atmosphérique réels sont plus élevés que ne le suggèrent les chiffres officiels.

Au début du mois, le rapport de la Cour des Comptes européenne sur la pollution de l’air a montré que les autorités européennes et nationales ne parvenaient pas à protéger la santé des gens contre la pollution atmosphérique.

Le rapport a constaté que le plan de qualité de l’air de Bruxelles visant à réduire le dioxyde d’azote en limitant le trafic était « peu fiable » et a souligné le manque de stations de surveillance de la pollution dans les zones à fort trafic par rapport aux autres villes.

ClientEarth, avec cinq résidents locaux, poursuivent une action en justice contre les autorités régionales bruxelloises pour leur incapacité à réduire la pollution de l’air en dessous des niveaux dangereux le plus rapidement possible. Les juristes spécialistes de l’environnement réclament un plan de qualité de l’air visant à lutter contre la pollution ainsi qu’une surveillance et des rapports précis sur la qualité de l’air.

Le juge de l’affaire a averti les autorités que le plan de qualité de l’air existant ne respectait pas les exigences légales minimales, tout en demandant des conseils supplémentaires à la Cour de justice de l’Union européenne avant de prendre une décision finale.

Taddei a ajouté: « La pression est maintenant en train de se faire sentir pour que le gouvernement bruxellois s’efforce de résoudre ce problème. Ces nouvelles données, de même que notre action en justice et le rapport de la Cour des Comptes, sont sans équivoque: les autorités bruxelloises doivent se retrousser les manches et faire beaucoup plus pour protéger les gens des effets de la pollution de l’air sur la santé.

Karin De Schepper, l’une des plaignantes dans cette affaire, a déclaré: « Plusieurs annonces cette année semblent montrer que les autorités bruxelloises sont enfin en train de se rendre compte des dommages que la pollution de l’air fait à notre santé. Nos élus doivent maintenant se rassembler et transformer leurs engagements en actes. Nous ne pouvons plus attendre pour respirer un air propre. »

En mai, la ministre bruxelloise de l’environnement, Céline Fremault, a annoncé que la ville interdirait tous les véhicules diesel d’ici 2030. Mme Fremault a également déclaré qu’une enquête serait ouverte sur les emplacements appropriés des nouvelles stations de surveillance de la qualité de l’air.

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